Le portage permet au consultant de réaliser et facturer des prestations sans avoir à créer une entreprise. Il bénéficie du statut très avantageux de salarié, il peut alors se concentrer sur sa recherche de client et la réalisation de ses missions. Pour le reste, il peut se reposer sur sa société de portage qui gère son activité. Gain de temps, qualité de la couverture sociale, tranquilité d’esprit. Le portage salarial apporte une solution aux professionnels qui souhaitent entreprendre sans risque.
Pôle Emploi établissait en juillet 2011 à 650 400 le nombre d’intérimaires en France. Un phénomène en hausse depuis un an, puisqu’on enregistre une évolution de 6,3% par rapport à 2010.
Quant aux sociétés de portage, depuis qu’elles ont été reconnues « d’utilité publiques » leur nombre ne cesse d’augmenter depuis 2003.
Dès lors, peut-on établir un parallèle entre ces deux modèles ? Quelles sont les principaux points qui les différencient ?
Même si les sociétés de portage salarial présentent certaines similitudes avec les agences d’intérim – une structure juridique d’accueil à un travailleur qui exercera dans une entreprise tiers ses compétences – les deux entités restent très distinctes.
Ces différences peuvent se résumer en un mot. Le porté est un indépendant, alors qu’ une personne employée par une agence d’intérim reste un salarié au moment de son intégration dans l’entreprise. Les conditions sont donc fixées au préalable entre l’entreprise et l’agence, le salarié n’est pas en mesure de négocier les conditions.
Contrairement au salarié, le porté négocie et fixe l’ensemble des conditions de sa collaboration avec le client. Il fixe donc lui-même le montant de ses prestations/ ses honoraires, ses horaires et peut travailler non seulement avec des entreprises mais également avec des particuliers. La dernière différence se trouve dans le statut de la personne, un porté n’étant en aucun cas le subordonné du client sur le plan opérationnel.
Dans un contexte économique ralenti, tous les moyens sont bons pour relancer la croissance. Et si le secteur de l’emploi est souvent le premier à traduire ce ralentissement, il est nécessaire de trouver une solution.
Si parler de crise et de chômage n’est pas nouveau, évoquer les problèmes économiques chez les seniors est en revanche assez récent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 6,1% des 50-64 ans et 5,7% des plus de 65 ans* sont touchés par le chômage. Bien entendu, il faut aussi mettre cela en perspective avec les réformes des retraites et l’allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans.
Si l’on considère les facteurs économiques, on peut comprendre pourquoi le portage salarial séduit de plus en plus de séniors. Il leurs permet de continuer à exercer une activité professionnelle et/ ou de générer un complément de salaire. En somme d’assurer une transition plus douce vers la retraite ; d’une part en offrant une flexibilité au niveau de l’emploi du temps, et d’autre part une certaine liberté puisque le porté peut choisir le type de missions et la fréquence qui lui conviennent. Et ce, en jouissant de la protection sociale (maladie, chômage, retraite) comme n’importe quel salarié.
Par ailleurs, d’autres facteurs cette fois-ci « humains » complètent la donne. Ainsi les séniors restent sur le marché du travail par crainte de l’inactivité, pour garder un réseau et un lien social, pour transmettre ses connaissances, ou bien pour se sentir utile… le travail favorise la réalisation de projets concrets et leurs donnent une raison d’être.
* (chiffres de l’INSEE, février 2011)
Il est tout à fait possible pour un sénior de cumuler une activité de portage salarial avec sa pension de retraite.
Cette autorisation de « cumul retraite / portage salarial » est une véritable aubaine pour les séniors. Alors que le marché du travail à plutôt tendance à bouder cette tranche de la population active, ces profils sont très recherchés par les entreprises; l’expérience et le savoir-faire des consultants séniors sont un atout de marque.
Nous conseillons tout de même aux consultants séniors de contacter leur organisme de retraite préalablement à la démarche de portage salarial afin de s’assurer qu’elle n’y voit aucun inconvénient.
Il est possible pour un consultant de cumuler une partie de ses droits Assedic, et plus particulièrement ses ARE (Aides au Retour à l’Emploi) avec ses revenus de portage salarial, sous 3 conditions:
- Le consultant doit percevoir des revenus issus du portage salarial inférieurs à 70% du salaire de référence sur lequel sont calculés ses droits.
- Le consultant doit rester demandeur d’emploi, inscrit au Assedic et en recherche effective d’emploi.
- Le consultant doit travailler moins de 110h par mois.
Ses allocations (Assedic et Unedic) seront diminuées du montant du salaire net perçu dans le cadre du portage salarial dans le but de compléter ce salaire et ainsi de lui assurer des revenus réguliers. Les jours non couverts par l’indemnisation prolongeront d’autant la durée de son indemnisation.
Le consultant pourra bénéficier de ses allocations pour une durée de 15 mois et éventuellement plus s’il a plus de 50 ans.
Concrètement, il lui suffit simplement de déclarer aux Assedic tous les mois, par téléphone ou internet :
- Être toujours à la recherche d’un emploi
- Le nombre d’heures indiqué sur son bulletin de salaire
- La salaire net perçu de la société de portage salarial.
- Un consultant senior ou junior, expert dans un domaine d’activité
- Le client
- La société de portage salarial
Etapes du portage salarial
- Le consultant prospecte les offres de missions. Une mission décrochée, il négocie avec son client les modalités de la prestation, le remboursement des frais, son taux de facturation journalier …
- Il se rapproche de notre société de portage salarial et signe avec nous une convention de portage salarial.
- Notre société de portage salarial signe alors un contrat de prestation avec la société cliente et un contrat de travail avec le consultant.
- Notre société de portage salarial s’occupe de toutes les formalités liées à l’embauche du consultant, et le décharge ainsi de toutes les obligations administratives, fiscales, comptables…




